De l’huile sur le feu (bis)

par assos ~ 26 août 2009. Classé dans: Association, Débroussaillage, Elargissement.

Dans un communiqué paru dans La Provence du 28 juillet 2009 et distribué dans les boîtes aux lettres, la mairie de Villeneuve lès Avignon affirme :

Le plan de prévention des risques incendie, élaboré par la commune, avec les services de l’état, l’ONF et des particuliers, « prend tout son sens et doit balayer les égoïsmes ».

Faux : Le PPRIF de Villeneuve lès Avignon n’a pas été élaboré par la commune mais par la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt en tant que Maître d’ouvrage et par l’Office National des Forêts comme chargé d’étude sur une prescription du Préfet du Gard. Les services de la mairie ont simplement été consultés pour avis. Nous sommes extrêmement surpris d’apprendre que des particuliers auraient participé à l’élaboration de ce dossier et il serait intéressant de nous expliquer sur quels critères ils ont été choisis et quelle a été la nature de leur intervention.

Quels sont les « égoïsmes » désignés dans cette affaire ? S’agit il des particuliers obligés de débroussailler à leurs frais exclusifs une grande propriété laissée à l’abandon depuis plus de 40 ans et protéger ainsi l’ensemble du quartier et largement au-delà ?

La municipalité met l’accent sur le débroussaillement des parcelles à risques…..

Pourquoi revenir sur cette campagne de contrôle avortée et désastreuse à tous points de vue (avis contradictoires, méthodes inappropriées, attribution de conformités injustifiées, etc…). Oublier aussi que la définition faite dans l’arrêté préfectoral sur le débroussaillement conduit à une augmentation des risques (prolifération des graminées, lieu préférentiel des départs d’incendies).

Encore une fois au lieu d’ouvrir le débat avec les citoyens concernés, notre municipalité préfère procéder par déclaration péremptoire et affirmation (erronée dans le cas présent).

Depuis maintenant plus d’une année l’association dénonce ce PPRIF. Cette étude, la première réalisée par l’ONF du Gard, est passée à côté de son objectif principal : La prévention des feux de forêts. Ce document n’est malheureusement pas basé sur une étude scientifique et sur des scénarios probables d’incendies contrairement aux recommandations des ministères concernés. Il reste le reflet d’injustice flagrante et donc inapplicable en l’état.

L’association renouvelle sa demande de réalisation d’une interface dans le Grand Montagné, capable de protéger l’ensemble du quartier. Elle dénonce aussi la réalisation d’une voie DFCI entre le Lozet et Paprec dont personne n’est arrivé à ce jour à justifier le but malgré nos différentes demandes. Sur ce sujet nous recommandons à nos élus la lecture d’un rapport du CEMAGREF dont nous citerons un extrait de sa conclusion :

Les aménagements destinés à la protection des zones habitées semblent être beaucoup plus ” rentables ” que ceux destinés à la simple défense des zones boisées. L’euro investi dans les interfaces forêt / habitat est plus de 10 fois plus ” efficace “

En ce qui concerne les feux de Marseille cités dans le communiqué de presse, nous avons bien noté la déclaration de Monsieur GAUDIN Députe-Maire de Marseille. Il dénonce le refus des propriétaires d’importants massifs, situés dans des zones à risques, de laisser réaliser des interfaces forêts/habitat et préfèrent spéculer sur le classement de leurs terrains en zone habitable. Le préfet de la  région  a pour sa part constaté que les débroussaillages, pourtant réalisés règlementairement, ont été inefficaces.

En fin de communiqué la municipalité met en cause le manque de gestion des espaces ! Cette remarque est surprenante, venant de la part des personnes chargées précisément de cette gestion.  Elle s’applique aussi sûrement aux ZAC des Bouscatiers et de La combe (600 logements) qui doivent être édifiées dans une zone à risques incendies de forêts de type B1 - Risques assez fort.

1 Réponse à De l’huile sur le feu (bis)

  1. bachelot etienne

    très beau site !!
    à bientot

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